COMPAGNIE
LA RUMEUR
CRÉATION
été 2026
Cinq cycles de résidences se succéderont réunissant chacun plusieurs artistes sur la même période. Ils investiront les espaces du Repaire pendant quelques jours, et pour certains plusieurs semaines. Le public pourra les rencontrer et découvrir leur travail au cours des sorties de résidence.
Nous nous réjouissons d’accueillir les artistes et le public et souhaitons que l’été soit pour nous tous riche de rencontres et de partage.

Patrice Bigel, Jean-Charles Clair, Agnès Chaigneau
Pour la cinquième année, le Repaire accueille durant l’été des artistes en résidence. Ils viennent d’Aveyron, de la France entière et aussi de l’étranger. C’est la singularité de leurs propositions artistiques et la qualité de leur travail qui a déterminé notre choix. La programmation est délibérément hétéroclite, elle rassemble des parcours et des pratiques variés : arts visuels, musique, danse, théâtre, performances. Certains poursuivent une démarche artistique longue et confirmée, d’autres terminent leurs études dans des écoles d’art, d’autres encore sont autodidactes.
3 juillet
SORTIE DE RÉSIDENCE 1
À partir de 18h30




COMPAGNIE LA LLOBA
LAURENCE LEYROLLES
Chorégraphe plasticienne
JULES STROMBONI
Dessinateur
ONE ON ONE
Performance
Rodez 12











One on one installe un dispositif simple de départ : deux corps, un homme et une femme, de part et d’autre d’une plaque, recouverte de papier blanc recto verso. Dans ce « Work in progress », œuvre réalisée en temps réel, nous cherchons à donner à voir et à vivre l’action de dessiner, son processus, dans son immédiateté, dans son présent, et sa dimension chorégraphique, sa « physicalité », en lien à un support mobile. Un élan d’œuvrer ensemble, à 4 mains, à 4 pieds, en collaboration, où danse et dessin se mêlent, s’autogénèrent : corps noircis et danses, tantôt prolongement, tantôt origines et sources du trait, en lien à l’autre et à ce qui va nous entourer, au contexte dans lequel nous serons en action.





YUHANG LI
Artiste chercheuse
Performance et Dessin
Paris 75



Au Repaire, je souhaite créer un laboratoire sensoriel interrogeant le passage du langage à l'acte. Entre sociologie et rituels de serment, j'explore, par la performance et l'expérimentation de matériaux variés, comment le corps réagit à l'effondrement des codes sociaux. Via des dispositifs lumineux et des objets, je cherche à matérialiser la « Loi naturelle » : un Logos immanent où la lumière devient souffle. L'objectif est de restaurer une cohésion sensible entre l'humain et le cosmos. Ma pratique multidisciplinaire sonde le « logos » à travers une écriture poétique conçue comme un infra-langage capturant le pré-linguistique. S'appuyant sur mes recherches au Tibet, j’étudie les rituels de serment pour interroger une cosmologie non anthropocentrée. Elle rend perceptible une intelligence immanente au cosmos, où l'humain s'inscrit dans un flux de forces universelles.

EMMANUELLE ISOUX
Illustratrice collagiste
JE SUIS LA MONTAGNE
ET J'AI TOUT VU
Installation
Ivry-sur-Seine 94
Après avoir fabriqué des romans-photos, des livres à systèmes et des jeux narratifs, je tourne aujourd'hui ma réflexion vers le théâtre. Avec mon regard d'illustratrice, j'aimerais que l'histoire sorte de la page du livre en créant un décor qui inviterait le.la spectateur.ice à nous raconter des histoires à son tour. Je suis la montagne et j’ai tout vu est un projet à la traversée de l’illustration, de l’installation et du théâtre. Il propose de donner voix à une montagne qui raconte, à la première personne tout ce qu’elle a observé au fil du temps. À travers un décor dans lequel un visage s’intègre pour incarner la montagne elle-même.La montagne perçoit le temps différemment : ce qui représente une année entière pour nous n’est pour elle qu’une toute petite seconde qui passe. Elle était là bien avant nous, et sera encore là bien après. Je vous laisse imaginer le nombre de petites et grandes histoires qu’elle a à nous raconter !
21.30
CONCERT
Participation libre

CAZELLE CAFÉ
GUILLAUME LACHAMBRE
trompette, contrebasse, chœurs
LÉON JOURDAIN
contrebasse, charango, chant
PAOLO HOLLIS
percussions, chœurs
BENJAMIN SIERRA
guitare, chœurs
Villefranche-de-Rouergue 12

Le projet Cazelle Café, né en 2025, est l'évolution du groupe Café Crème qui distille ses notes depuis 2022 en France. Ce groupe de chanson française vagabonde entre swing et cumbia, mais il suffit d’en écouter quelques titres pour découvrir que sa musique se colore volontiers d’autres rythmes dépaysants (andins, réunionnais, balkaniques...).
À la barre, Guillaume, Léon, Paolo et Benjamin, quatre amis liés par leur plaisir à jouer
ensemble et débusquer des polyphonies originales. Les paroles des compositions de Cazelle Café révèlent des portraits humanistes et engagés au travers de textes vibrants de franchise et de simplicité, le tout porté par des harmonies tantôt joyeuses, tantôt mélancoliques. Au fil des compositions originales et reprises, dans un savant équilibre entre vivacité et douceur, le groupe étend sa complicité au public. Les harmonies vocales polyphoniques et les instrumentations riches insufflent une énergie communicative, transformant chaque performance en un moment de partage et de découverte musicale.
18 juillet
MICHEL BRAMI
percussions, objets divers, voix
JEAN-PIERRE HIRIARTBORDE
guitare préparée, pédales
objets récupérés, résonateurs, feedbacks
influences électromagnétiques
CRÉATURES
Duo d’improvisation expérimentale
Villefranche-de-Rouergue 12
Calvignac 46
21.30
CONCERT
Participation ibre
1 août
17.30
INSTALLATION

LA RUMEUR
PATRICE BIGEL
JEAN-CHARLES CLAIR
AGNES CHAIGNEAU
LES PAYSAGES DISPARAISSENT
ET LES VISAGES AUSSI



Depuis sa création la photographie n’a cessé de fixer des instants de la vie. Elle rend visible, ce qui sans elle, disparaîtrait. En immortalisant un instant, elle témoigne de notre présence au monde. La photographie est une tentative de réponse au temps qui passe : cela a été et ne sera plus. Cette tentative de capture du temps, par essence, est perdue d’avance. À partir d’une collection privée de prises de vues couvrant une période assez longue, on suit la chronique des évènements marquant l’histoire d’une famille française dans les années 70. Ces images saisies par un photographe amateur ont fini par se retrouver abandonnées. Elles ont traversé le temps et sont à présent livrées à des regards étrangers. Leur mauvaise conservation a attaqué le procédé Ektachrome pourtant réputé. Maintenant des parties de paysage disparaissent et les visages s’effacent…Cette dégradation photographique provoque une réelle proposition esthétique qui serait digne du geste d’un artiste. Une entreprise de destruction poétique. Des « images fantômes » aurait dit Hervé Guibert. La réappropriation de ces images mêle la réalité et la fiction et servent de trame à une installation immersive.

Combien de fois m’a-t-on dit que je parlais trop fort ?
Combien de fois je me suis promis de ne pas m’emporter.
Ne pas parler politique, des mots trop hauts, trop forts.
Ne plus se rencontrer, prendre sur soi, jusqu’à finir seul ?
D’autres mots... qui eux peuvent faire peur : Art Contemporain, Conférence, Performance.
Alors tenter le geste, plus qu’un discours, glisser vers le faire.
L’amateur possède un savoir qui s’est développé avec goût, amour, « amator : qui aime et aime encore », de manière désintéressée, « pour rien », et sans autorité.
L’Art. La culture a bouleversé ma vie, c’est bien la moindre des choses que d’offrir une déclaration d’amour de la part de quelqu’un qui n’aurait jamais pensé la rencontrer.

18.00
PERFORMANCE

FABRICE LEROUX
Artiste plasticien
CONFÉRENCE D'UN VIVANT

À partir de 18.30
SORTIE DE RÉSIDENCE



CORALIE DUPONCHEL
Artiste plasticienne
Installation
Aubagne 13
Dans le cadre de cette résidence, je souhaite faire évoluer mes “hybrides animés”, habituellement réalisés en linogravure de petit format, vers des formes à grande échelle. Ce projet explore leur passage de l’image imprimée vers des présences physiques, en expérimentant différents supports tels que le textile, le bois ou des surfaces translucides. Il s’agit de sortir du cadre de la gravure pour donner corps à ces figures, en jouant sur le volume, la superposition et l’espace. J’intègre également des dispositifs d’activation, comme le mouvement, la manipulation ou la lumière, afin que ces formes ne soient plus seulement regardées mais véritablement vécues. À la frontière entre corps, animal et forme mécanique, ces hybrides cherchent à exister pleinement, entre installation plastique et mise en mouvement.


UGO BALLARA
Artiste plasticien
Sculpture Installation
Paris 75
Ce projet de résidence sera dédié à l’expérimentation de nouvelles techniques et à l’exploration plastique des relations entre corps, espaces et dispositifs. Il sera question de brouiller les frontières entre inerte et animé, réalité et simulacre, mécanisme et organisme.
Je fabrique des textes et des formes qui parlent souvent d’architectures, d’espaces contraints, d’infiltrations, de monstres, d’angoisses personnelles et d’actions collectives. Ma pratique s’intéresse aux lieux, objets et activités parasites, aux arts mineurs, aux trous, aux tunnels et à celleux qui les empruntent. Je m’intéresse à la place qu’occupe le difforme dans nos imaginaires visuels. À l’intersection de l’écriture, la vidéo, l’installation, la sculpture et le commissariat, mes œuvres sont des points de vue, des agencements qui s’immiscent, ébruitent, et articulent des stratégies de résistance au sein des lieux de pouvoir.



GUANQIAO ZHANG
Artiste plasticien
FRAGMENTS DE PAYSAGE
ÉCHO D'UN LIEU
Bourges 18
Au Repaire, le projet se développera à travers une articulation entre installation et peinture. J’explore la manière dont le paysage porte les traces laissées par les processus naturels et les activités humaines, ainsi que leur persistance dans l’environnement. Le contexte environnant — paysage rural, architecture du site et matériaux présents sur place — constitue un terrain concret d’observation et d’expérimentation. Une attention particulière sera portée aux différentes traces du lieu : textures rurales, fragments végétaux, bois, objets abandonnés et éléments architecturaux. Par des gestes d’observation, de collecte et de recomposition, ces matériaux seront transformés en un processus de création et inscrits dans des structures existantes, afin de produire une nouvelle logique visuelle. Ces éléments deviennent alors des indices sensibles, renvoyant aux processus de génération, de circulation et de sédimentation des énergies au sein du site. À travers cette démarche, le projet vise à reconfigurer les relations entre perception et mémoire, en faisant dialoguer image, matière et espace, afin de révéler les strates invisibles d’un lieu.

21.30
SORTIE DE RÉSIDENCE

ADIEU POLKA
VIRGINIE BARRAL
Musicienne auteure
compositrice
ILIAS BASEILHAC
Musicien
Concert-Performance
Saint- Affrique 12
Virginie Barral et Ilias Baseilhac forment le duo Adieu Polka délivrant une musique fondée sur des compositions personnelles au service de textes en français porteurs de sens.
Le synthé produit des basses et des airs aux accents postwave ; les empilements de voix construisent des tapis harmoniques et des gimmicks sur lesquels les mélodies s’appuient afin de faire jaillir des mots percutants. Ce magma envoutant est soutenu par une batterie préparée produisant des grooves hypnotiques dans un cocktail dansant d’émotions, entre pop-électro, punk et new wave. Cette résidence permettra de finaliser les arrangements et composer de nouveaux morceaux afin d’étoffer le set. Le groupe souhaite également profiter des espaces du Repaire afin de réaliser des vidéos et des prises de sons dans le but d’obtenir plus de matière pour développer leur communication. La restitution publique sera aussi une belle occasion d’appliquer et tester le travail produit et de recueillir les premiers retours.
8 août
SORTIE DE RÉSIDENCE
À partir de 18h30


COMPAGNIE AP’ART ÊTRE
BÉNÉDICTE BOILEAU
Comédienne auteure
LIVIA SALICETI
Metteure en scène
YOURCENAR ET NOUS
Répétition publique
Anglars-Saint-Felix 12






Rencontrer Marguerite Yourcenar, c’est traverser l’imaginaire et toucher à l’essentiel. Figure libre et insaisissable, elle inspire un seul en scène né du désir de l’incarner au plus près. De l’inconnue à la présence intime, sa pensée traverse le temps. Porté par un duo de femmes, comédienne et metteure en scène, ce projet fait résonner une parole féminine vivante, libre et universelle, dans un dialogue entre générations.



GENTIANE GARIN
Comédienne danseuse
Performance
Najac 12
Après un projet d'écriture de lettres d'amour en EHPAD en 2025, j'ai eu le goût de me plonger plus dans les mots et leur musique, leur poids, leur portée. Cette résidence est l'occasion d’une première maquette d'une forme mêlant textes et danse. À travers le corps et la voix, on accède aux paysages intérieurs d'un être humain qui tente d'exister au sein du monde qui l'entoure. Attirée par les formes hybrides, j'aime la liberté qui consiste à s'emparer d'un outil, d'un médium, quand il nous paraît pertinent. Parce que certains sentiments ne seront jamais aussi bien dit qu'en les dansant et que certaines émotions réclament des mots, quand d'autres regards vivent plus longtemps dans le figement d'une image. Une scène de théâtre, la rue, un collège, un EHPAD, chaque lieu est prétexte à une rencontre avec les publics et à la co-construction de projets artistiques et humains. Le corps, la mémoire, les liens sont les axes de recherche qui me passionnent.
LAURE DELMAS
Artiste bijoutière
Strasbourg 67
Au Repaire, Laure souhaite ouvrir un nouveau chapitre de sa pratique autour du bijou de scène. Comment s’intéresser à la narration sans penser à la performance, à la vidéo, aux arts du spectacle, aux costumes. Son atelier se veut un laboratoire de recherche autour du métal et des couleurs de l‘émail. En dialogue avec les artistes du spectacle vivant, elle rêve de créer des bijoux qui racontent de nouvelles histoires.

ED DE KRUIJF
Céramiste et
techniques mixtes
Exposition
Utrecht NL
Ed travaille de manière purement intuitive. Il crée l'espace dans lequel l'œuvre peut naître, sans plan préétabli. Le résultat est organique et intemporel. Captivé par la beauté de la décomposition : roches érodées, teintes terreuses et traces humaines de l'éphémère. Ces structures stratifiées forment la peau patinée de ses sculptures. Les formes abstraites invitent à la paréidolie. Le spectateur y voit sa propre signification et ses propres figures, donnant ainsi naissance à une histoire personnelle.
21.30
CONCERT
Participation libre

GILLES LIACOPOULOS
Musicien
Aubin 12
Un concert au clavier seul avec trois œuvres de Jean-Sébastien Bach.
La Partita N°2 en do mineur
La Partita N°5 en sol majeur
Le Concerto italien
Je propose ces concerts pour faire découvrir le style Baroque et celui de Bach dans un programme accessible à tout public, initié ou non !
15 août
SORTIE DE RÉSIDENCE
À partir de 18h30



TALYHA ANTONIO
Artiste plasticienne
MÉCANIQUE DES FLUIDES
Installation
Ornans 25
Capturer un mouvement qui se fige, l’abstraction de formes aqueuses : des coulées
d’encre de formes organiques en expansion, pour illustrer un corps vivant qui s’échappe,
qui s’étale, qui ne peut être contenu. Mécanique des fluides est un monde imaginaire fluide, au nom rationnel et scientifique, qui laisse les peintures s’exprimer d’elles-mêmes et être libres dans leurs interprétations. Un espace de déambulation dans une sphère abstraite aquatique qui devient une expérience immersive et sensible. Elle amène à se perdre dans le détail de chacune des œuvres, à déceler un mouvement, des éléments, des reliefs, des formes plus objectives, en laissant son imagination s’évader. L’installation Mécanique des fluides invite à observer les écoulements de fluides, les liquides en mouvement et la conjonction entre différentes substances aqueuses.


VINCENT CHANOINE
Dessinateur
Exposition
Dieppe 76
L'objectif de ma participation à cette résidence est de m'ouvrir vers d'autres artistes, afin de changer mes habitudes solitaires et de mieux m'intégrer dans le monde de l'Art.
Mon art s'inscrit dans une démarche d'exploration intérieure. Chaque œuvre fait partie d'un même univers que je construis et fait évoluer au fur et à mesure, afin d'en dépeindre une fresque. Il y a une histoire, des enjeux, des récurrences, mais je laisse libre cours à son interprétation — c'est pourquoi mes œuvres n'ont pas de titre.


FANNY NOËL
Plasticienne
DÉGÉNÉRESCENCES
Installation
Najac 12
La fasciation est une anomalie de croissance au cours de laquelle la plante va démultiplier et déformer certaines parties de façon extraordinaire. Le cas de la fasciation des cucurbitacées, pourtant issues d’une agriculture à petite échelle, biologique, en circuit-court, et de variétés anciennes, me réinterroge sur les paradoxes de nos états d’exploitation. Les plantes mutent et se déforment par épuisement, qu’en est-il de
l’humain ? Qu’est-ce que ces plantes nous disent de nos (dys-) fonctionnements ? Lors de la résidence, j’approfondirai la thématique des mutations, en prenant comme point de départ les incroyables qualités graphiques des végétaux en fasciation. Leur aspect visuel, entre répulsion et fascination démontre à la fois une incroyable résilience et une sorte de folie destructrice. J'explorerai ce sujet d'abord par le dessin, en croisant les médiums et les supports, y alliant sculpture et objets trouvés, pour imaginer des espaces oniriques dédiés à la réflexion et à la rêverie.
21.30
SORTIE DE RÉSIDENCE



LISE VERMOT Danseuse
FILIPA CARLOTO Acteur.ice, danseur.euse,
artiste plasticien.ne
TONNERRE
Performance
Bruxelles BE
Tonnerre. C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai rêvé d’une résidence avec Filipa. Nous ne nous sommes jamais croisées sur scène, mais nous avons déjà fortement croisé nos histoires et nos désirs de partager nos imaginaires. Mais c’est quoi le tonnerre ? Un bruit très fort qui gronde et éclate dans un claquement sec ou un roulement plus ou moins sourd. Dans de nombreuses cultures, il symbolise la puissance divine, la destruction, la colère, mais aussi la fertilité et la création, car il est suivi de l’orage et de la pluie qui nourrissent la terre. Dans la plupart des mythologies et des religions, le tonnerre sert à décrire le son du battement du cœur ou de la voix d’une divinité. Il est également associé à la rapidité, à la transformation, à la protection, à la force, ou à la libération d’un trop plein d’émotions. Nos outils et notre curiosité sont la base de notre recherche : la voix chantée, la voix comme source de paysage et de transformation ; les langages ; le corps dansé, transformé et énergétique qui raconte ; les scénarios, l’écriture, les mondes imaginaires et invisibles ; les pratiques d’improvisation, de composition instantanée et de performance, le son.
12 septembre
SORTIE DE RÉSIDENCE
À partir de 16.00

COMPAGNIE AUX ÉCLATS
SOPHIE FOUGY Comédienne masquée
costumière plasticienne
JONATHAN BURGUN
Musicien
PETER, L'ÉCHAPPÉ VIVANT
Spectacle
Marcillac-Vallon 12
Il manque trois doigts à la main gauche de Peter, qui raconte à son petit fils Gérard tout un tas d’histoires autour de cette absence, peuplant son imaginaire d’épisodes fantasques. Gérard, ayant grandi, pose des questions, et entend plusieurs versions venant des membres de sa famille. Certains disent même que Peter n’a pas été blessé comme le dit la version officielle.... En menant sa propre enquête, c’est toute la grande histoire qu’il découvre, celle de la guerre de 14-18 et des secrets qu’elle recèle. Se rapprochant de façon non orthodoxe du théâtre d’objets et du spectacle de marionnettes, l’écriture s’appuie sur des documents d’archives et un collectage de témoignages. Peter ayant bel et bien existé, sa fascinante histoire reste aujourd’hui nimbée de zones d’ombres et de mystères. Un spectacle écrit et joué par Sophie Fougy, accompagnée par Jo Burgun.



JULE HEINZELMANN
Artiste multidisciplinaire
TOWARDS THE RIGHT
TO DEFENSELESSNESS
Performance
Paris 75
Je souhaite au Repaire développer/ avancer sur un ensemble d’œuvres autour de la notion de defenselessness, entendue non comme un manque de protection, mais comme une qualité de présence. Le projet interroge la manière dont nous occupons l’espace public et social, dont nous y sommes perçu·es, et dont nous nous y autorisons — ou non — des formes de présence non productives, non performatives, non défensives. Il part de l’idée que chacun·e devrait pouvoir être là, sans avoir à justifier sa présence par une fonction, une consommation ou une efficacité. À partir de là, je m’intéresse à des états de calme, d’intériorité, de retrait conscient, dans lesquels la vulnérabilité devient moins un défaut qu’une force d’ancrage. Le projet prendra la forme d’un ensemble d’œuvres mêlant peinture, dessin et vidéo. Toutes ces pièces sont centrées sur des figures humaines représentées dans des états de profonde intériorité : éveillées ou endormies, absorbées, recueillies, en paix avec elles-mêmes.


LORE DOUZIECH
Danseuse performeuse
chorégraphe
IGOR 16382
Plasticien sonore
et visuel
MEMORIAS
Performance à voir
et à entendre
Villefranche-de-Rouergue 12

À travers leurs différentes pratiques artistiques, Lore et Igor réaniment la mémoire de leurs aïeuls. Memòrias questionne ce lien qui unit passé et présent au travers de traces, empreintes, machines, savoir faire et outils intemporels par leurs caractères manuels-mécaniques. Objets-amis sur lesquels nous pourrons toujours compter de par leur autonomie. Enfants du cru, nos racines résonnent de cette culture occitane qui nous anime et dont nous aimons jouer en nous appropriant les sonorités traditionnelles parlées, chantées et jouées. La cour, on s’y croise, on y joue, on y travaille ; c’est le poumon, noyau de la ferme. Abritée par ses bâtiments, elle est le refuge familial. Enfants et chatons font leurs premiers pas tandis que les anciens laissent couler le temps assis sur le banc de pierre. C’est un sas entre l’intérieur et l’extérieur ; on s’y sent au chaud, en sécurité. Carrefour, la cour est le théâtre de la vie. Porteuse d’énergie, nous allons en faire notre terrain de jeu ; incarner la mémoire avec ce que nous sommes aujourd’hui.
SHANTALA MURGIA
Artiste végétale
SYLVAIN BARDY
Musicien
création sonore
S'ENFORESTER
Ciné-concert
Lacapelle-Livron
et Puylaroque 82
Nos travaux artistiques respectifs étant de “garder la trace” nos univers se sont naturellement retrouvés et entremêlés afin de proposer des créations multi-sensorielles. Nous avons ainsi imaginé une exposition immersive végétale et sonore : “s’enforester”. Cette résidence proposera la finalisation de la scénographie de l’exposition en réalisant des liens entre les jardins textiles imaginaires de Mémoires de Plantes et les créations sonores et vidéos d’Hinterheim. Une sortie de résidence sous la forme d'un ciné-concert avec des projections sur les tissus accompagnées par la musique et les créations sonores d’Hinterheim.
21.30
SORTIE DE RÉSIDENCE

COMPAGNIE ABDEL BLABLA
CORINNE PONTANA
Chorégraphe
FRANÇOIS BOUTEAU
Danseur
JEAN-MARC FILLET Danseur
ALLER, VENIR
ET DÉRIVER
Répétition publique
Marseille 13




Ce projet réunit deux danseurs dont les trajectoires se croisent depuis des années. La pièce explore ce qui les relie : amitié, âge, mémoire et regard sur le monde. À travers une écriture en trois temps — aller, revenir, dériver —, elle déploie une danse sensible et habitée, traversée d’humour et d’absurde. Pensée comme une introspection à deux voix, elle questionne aussi les modèles de masculinité et la place de l’homme aujourd’hui.
CV artistes
Laurence Leyrolles. Après une formation initiale en arts plastiques et arts appliqués (ENS Cachan et Agrégation), mon intérêt pour le corps me mène vers la danse (contemporaine, contact et pratiques somatiques) où je ne cesse de chercher et développer l’écoute de soi et de l’autre. Je mène recherches, expériences artistiques plus particulièrement au sein de la compagnie La LLoba que j’ai créé en 2004, laboratoire de créations, performances, projets immersifs et de proximité, expositions, actions de sensibilisation... Je danse, je dessine et j’écris. Je m’inscris en tant qu’artiste dans la proximité, à petit pas, dans un acte que je juge politique, à l’endroit où peut se trouver tout un chacun, sans hiérarchie, ni préjugé. Faire émerger la poésie des situations, des relations, par une danse de terrain.

Jules Stromboni. Après un passage aux Gobelins, il participe en 2007 à la réalisation du Persépolis de Marjane Satrapi (Prix du Jury au Festival de Cannes). Il se partage un temps entre l’animation et la BD. Il collabore notamment avec Sfar, Winchluss ou Tardi. Chez Casterman, il a signé avec Olivier Cotte Le Futuriste , L’Ultime défi de Sherlock Holme et L’Épouvantail et y publie Mazzeru » 2017. En 2013 paraît Isadora Duncan aux éditions Naïve. Il participe à des performances, des concerts dessinés, dont Black boy , de Richard Wright, mis en scène par le Théâtre du Mantois et Construire un feu d’après le récit de Jack London. Il est actuellement en tournée avec Campement du collectif Protocole et s’adonne à la sculpture (bois).
Yuhang Li. Elle est diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en Arts et Langages, candidate au doctorat de l’École Pratique des Hautes Études en Sciences historiques et philologiques, elle explore les ruptures entre langage, droit et loi naturelle. Elle expose en 2025 Le tempérament de la divinité de l'eau au Plate Space à Lhassa, en 2024 La loi naturelle au MadeIn Art Museum à Shanghai et participe à des expositions collective en 2025 Self-landscape au Times Museum à Guangzhou et Artist’s Treat au Contemporary Art Week à Shanghai.
Emmanuelle Isoux. Je suis née en 2000, le même jour que mon frère Simon. Tous les deux, on a beaucoup joué aux petshops quand on était petits. Nous avions une Barbie décoiffée, des petits animaux de la forêt poilus, quelques petshops et autres personnages en plastique pour compléter notre compagnie de théâtre. Plus tard, pendant mes études d'illustration à la Haute École des Arts du Rhin, j'ai compris que ma manière de créer mes récits n'était pas si loin de celle que l'on avait lorsqu'on était enfants : inventer collectivement, oralement, à partir d'objets trouvés, de bric et de brac.
Coralie Duponchel. Après plusieurs formations en arts plastiques, j’ai développé un double parcours entre création personnelle et engagement professionnel dans les arts visuels. J’ai accompagné des artistes contemporains et participé à la conception d’expositions, du commissariat à la scénographie, tout en travaillant en lien avec les publics. Ce cheminement s’est construit dans une dynamique d’enrichissement mutuel, où chaque expérience nourrit l’autre. Cette porosité entre pratique artistique et accompagnement constitue aujourd’hui un socle essentiel de mon travail. Ma pratique intègre la notion d’espace, tant dans la création — par la recherche d’un équilibre entre formes et zones de respiration — que dans l’installation des œuvres. Celles-ci sont pensées comme des présences, à la frontière entre objet et installation, en dialogue avec leur environnement.
Ugo Ballara. Né en 1995, Ugo Ballara vit et travaille à Paris et Bagnolet. Diplômé de la Sorbonne en Histoire et en Histoire de l’art, puis des Beaux-Arts de Cergy (ENSAPC), il est membre de Glassbox depuis 2019, structure associative soutenant la jeune création via des programmes de recherche, de production et de diffusion. Il fait également partie de KimPetrasPaintings, collectif à dimensions variables réunissant des artistes autour des enjeux du fan art, et dont les œuvres sont dédiées à la pop star allemande Kim Petras. Son travail a notamment été présenté dans des expositions au Palais de Tokyo, au Frac Île-de-France, à Bétonsalon, Treize, Le Sample, les Laboratoires d’Aubervilliers ou le Centre Wallonie-Bruxelles.
Guanqiao Zhang. Il vit et travaille à Bourges. Formé en chine, il a obtenu son deuxième master à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges en faisant son mémoire : État critique – le paysage façonné par les ruines urbaines. Sa pratique considère le processus de devenir-ruine comme un mécanisme de transformation mis en relation avec sculpture, installation, peinture et image. Ses créations sont focalisées sur les processus de génération, de disparition et de sédimentation des énergies entre nature, technologie et perception. Cette logique s’étend à une réflexion sur le devenir des formes après leur disparition.
Il participe à la performance collective présentée dans l’exposition Notre Feu de Février
2026, en lien avec l’artiste plasticienne Isabelle Ferreira et le MAAT Museum de Lisbonne.
Ses œuvres sont montrées dans les expositions collectives à Bourges, ainsi que les sculptures dans l’espace public à Shanghai et Xinjiang. Son expérience d’enseignement des beaux-arts au Lycée Cunzhi de Shanghai lui permet également de développer une attention
particulière aux pratiques de transmission et de médiation artistique.
Virginie Barral. Musicienne pluri-instrumentiste, elle est également professeure de jazz vocal au sein du Conservatoire à Rayonnement Départemental d’Aveyron. Issue d’une famille d’artistes, elle fait très tôt ses premiers pas sur scène et se produit depuis 2005 au sein de différentes formations musicales (jazz, free rock, fusion, expérimental, chanson française) dont elle assure le plus souvent la composition, l’écriture et la direction artistique. En parallèle, artiste plasticienne formée en Arts Appliqués et aux Beaux-Arts, elle a développé sa pratique au sein de divers projets musicaux.
Ilias Baseilhac. Batteur et compositeur, il est également professeur de batterie au sein du Conservatoire à Rayonnement Départemental d’Aveyron. Dès l’âge de 12 ans il participe à divers projets de styles musicaux variés, se forme en jazz et obtient le 1er prix de perfectionnement au Conservatoire de Toulon. Depuis 2007 il intègre différentes formations avec lesquelles il effectue de multiples tournées et enregistrements d’albums. Il collabore également à de nombreux projets artistiques transdisciplinaires : accompagnement de performances, cirque, danse, musique de films.
Bénédicte Boileau. Formée au Cours Florent, au Conservatoire d’Antibes et au City Lit à Londres, elle tisse un parcours où le théâtre se partage avant tout. Comédienne, metteure en scène, auteure et pédagogue, elle fait dialoguer les auteurs classiques et contemporains dans une recherche sensible et incarnée. En 2013 elle fonde, en milieu rural, la compagnie Ap’Art Être, avec la conviction que l’art doit être accessible à tous. Elle transmet ainsi le théâtre à des publics variés : enfants, adultes, personnes en situation de handicap ou éloignées de la culture. Sur scène, elle porte des créations mêlant texte, musique et danse, du Prophète à L’héritage de Luna, autour de l’écologie, jusqu’à Depuis des Lunes, dont le thème porte sur le Féminin Sacré. Animée par le désir de soutenir la jeune création, elle confie la mise en scène à une jeune artiste Livia Saliceti pour le projet de Yourcenar.
Livia Saliceti. Récemment formée au Cours Florent, elle a déjà écrit Cage, une pièce sur la vieillesse, qu’elle souhaite porter à la scène. Cette jeune comédienne explore avec intensité les ombres et les lumières de l’humain, portant une attention particulière à la voix des femmes.
Gentiane Garin. Artiste de cirque, formée à l’Ecole Nationale Supérieure des arts du cirque ESACTO'Lido à Toulouse, ma pratique s'articule plus globalement autour du mouvement et de la parole (danse, jeu, écriture..), avec une appétence pour les projets impliquant des échanges réguliers avec des publics. Installée depuis peu en Aveyron, je rencontre chaque jour des personnes et des lieux avec lesquels partager des projets et ça me plait beaucoup. Avec Marianne de Boer et Fanny Noël, une artiste plasticienne, nous avons co-fondé la compagnie STARE, avec l'envie de développer les projets et pratiques artistiques sur le territoire.

Laure Delmas. Diplômée en art-objet, à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, elle développe une pratique à la croisée du jeu et de l’intime tout en questionnant des enjeux sociétaux. Elle aime raconter des histoires, comme elle l’aurait fait enfant. « Je me souviens des étés à construire des cabanes dans la forêt, à regarder sous tous ces angles l’immense jardin fleuri de mamie. » Cette spontanéité, ces couleurs, ces formes, ces souvenirs d’enfant fantasmés elle les regroupe dans son travail, très attachée à la manière dont les objets peuvent être un refuge dans ce monde hostile. Des objets avec lesquels on peut jouer, rouler, abîmer, aimer, porter.
Ed de Kruijf. Au début des années 90, j’ai pris la route avec mon diplôme de menuisier et ma petite boîte à outils à l’arrière de mon vélo pour me rendre à La Garrigue, dans l’Aveyron, où j’ai découvert la vie à la française à la ferme de la famille Dengreville. J’ai surtout appris à improviser et à créer quelque chose à partir de rien. Je mets encore aujourd’hui cette capacité d’improvisation à profit dans mon travail d’artiste et dans ma vie quotidienne.
Talyha Antonio. Artiste plasticienne et diplômée en design d’espace, je vis dans la ville natale de Gustave Courbet. J’ai toujours été en contact avec le monde de l’art, ce qui m’a naturellement dirigée vers des études artistiques. Ma formation en DN MADE espace m’a appris à apprivoiser et à concevoir des espaces. Ma pratique plastique s’oriente vers des peintures abstraites à l’encre de Chine et à l’aquarelle, ainsi que vers des productions et collages numériques. Au gré de mes rencontres, de mes apprentissages et de mes expériences, j’ai su mêler mon attrait pour l’architecture et les arts plastiques en un parfait compromis : la scénographie. Aujourd’hui, mon travail consiste à mêler passion et formation pour créer un dialogue entre mon art et mon design. En constante recherche de nouvelles expériences, j’ai la volonté d’unir mes différentes compétences à travers des expérimentations aqueuses, des évasions plastiques et une rigueur scénographique, en une œuvre immersive et contemplative.
Vincent Chanoine. Je suis un artiste au style graphique surréaliste, fantastique et horrifique. Ma façon de dessiner s'inspire du rêve ou, selon le point de vue, du cauchemar.
Étant autodidacte, je n'ai pas fait d'études d'art classique dans une école spécialisée ; j'ai simplement pratiqué, encore et encore depuis l'enfance, le plus souvent sans suivre de technique particulière.
Fanny Noël. Je suis une artiste d’origine française établie en Aveyron après dix ans passés aux Pays-Bas. Initialement formée en design textile (ESAA Duperré - 2012-14) et en arts-plastiques (Royal Academy of Arts Den Haag - 2019-23), j’ai ensuite évolué dans le monde du design d'objet d'art aux côtés du designer Nacho Carbonell, pour finalement développer une pratique pluri-disciplinaire à la croisée de la sculpture, du dessin, de l'art participatif et de la scénographie. Mon travail porte sur les imaginaires en période de crise écologique comme moyens d’interroger l’histoire et de questionner notre époque contemporaine. Je m’intéresse tout particulièrement aux constructions mentales propres à chaque individu et comment ces visions intérieures se nourrissent et influencent nos réalités matérielles. Dans une démarche écologique radicale, je travaille essentiellement avec des matériaux naturels et de seconde main, et cherche à raviver l'intérêt de la communauté artistique pour la poésie du monde végétal
Lise Vermot est née en France et vit à Bruxelles. Elle commence ses études de danse à EPSE danse à Montpellier en 1999 où elle obtient son diplôme de professeure de danse contemporaine en 2003. Puis elle poursuit sa formation d’interprète avec le programme Extension au Centre de Développement Chorégraphique à Toulouse en 2006 où elle affirme son goût pour l’improvisation, la performance, corps, voix, théâtre en tant qu’interprète avec Alain Buffard,Vlamproductions, Olivia Grandville, Fabrice Ramalingom, David Wampach, Nina Santes, Gaëtan Rusquet, Betty Tchomanga, Roberto Martinez. En parallèle, elle crée des performances in situ, monte deux expositions vidéo/photo/ installation à Lausanne et à Bruxelles (2015), joue depuis 2020 comme percussionniste dans la fanfare Autotest 80.10 à Bruxelles et depuis plusieurs années par amour pour le son et les corps déchaînés, se transforme en DJ Gravier pour de nombreuses occasions en Suisse, France et Belgique.
Filipa Carloto après avoir obtenu son diplôme en théâtre de l'ESTC - Section Acting (Lisbonne-Portugal), suit les cours de recherche et de création chorégraphique au PEPCC (Lisbonne-PT) ainsi que les cours d'auto-édition à l'Oficina do Cego (Lisbonne-PT). I.elle collabore par la suite en tant qu'acteur.ice, danseur.euse et assistant.e à la mise en scène, avec Pedro Gil, Tónan Quito, Tiago Rodrigues, Leonardo Moura Mateus, Hugo Pedro, Jorge Gonçalves, Raquela Castro, Terceira Pessoa. I.elle développe également son propre travail avec notamment les projets : Memória individual implícita ou explícita (TNDMII, Lisbonne-PT), Bioluminescência (RTP, Porto-PT) et Carta Aberta (Jardins Abertos Festival, Lisbonne-PT). En 2025 i.elle intègre le projet (encore en construction) de David Scarpuzza, Tapetum Lucidum à Bruxelles et s’engage dans le master Installation/Performance (narration spéculative) à l'ERG (Bruxelles). I.elle aussi joue depuis 2020 comme percussionniste dans la fanfare Autotest 80.10 à Bruxelles.
Sophie Fougy. Elle est diplômée des Beaux-arts de Bordeaux et travaille la performance costumée comme mode d'apparition. Elle crée des personnages-costumes avec des matériaux naturels, tissus ou poils d’animaux. Elle est aussi sculptrice de masques et de marionnettes, formée auprès de la compagnie Azur et les Aéroplanes de Lyon. Elle crée en Aveyron la compagnie Aux Eclats en 2015, avec laquelle elle soutient la création de différents spectacles.
Jo Burgun. Musicien empirique et actif dans la propagation des musiques de traverse, il organise des concerts à travers son modeste label de cassettes (!) Frissons Cassettes. Il joue actuellement dans les combos underground : Quercy K7 Club, Chocolat Billy, le Snark.

Jule Heinzelmann. Née en 1995 à Nuremberg, elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et formée aussi à la Hochschule für Bildende Künste à Hamburg (HFBK), son travail a été présenté dans des contextes variés, à l’Université de São Paulo, à Photo Saint Germain Paris et dans des expositions collectives à Paris et Hambourg. Elle a été nommée deux fois pour le prix Rubis Mécénat et a reçu la bourse ASA. Elle est en outre lauréate d’un appel à projets porté par la mairie de Saint-Ouen, dans le cadre de la réalisation d’une fresque sur palissades en espace public. Sa pratique cherche à dissoudre la distinction claire entre sphère publique et sphère privée, en faisant entrer la lenteur, le repos et des états oniriques dans des environnements partagés. Son travail se réfère au mouvement #whyLoiter, initié par Shilpa Phadke et d‘autres, réenvisageant la notion de la citoyenneté.
Lore Douziech. « À la fois caméléon du décor, révélateur de l'espace et du non-manifeste. De là, commence l'histoire. » La présence de Lore agit comme un révélateur sur le décor. D'un seul coup, il vibre, brille, vit, raconte. Et nous on voit ce qui ne se voit pas.
Danseuse-performeuse, chorégraphe, elle développe un langage centré sur le corps comme vecteur de sens, émotion et récit : le Théâtre du Corps. Artiste pluridisciplinaire, elle relie terre et ciel ; en effet elle enrichit son langage corporel au travers de différents types de danses, en passant par des pratiques somatiques, à l’étude du mouvement, au clown, marionnette, jeu du masque, mime, cirque, sa pratique à cheval, ses études dans l’environnement et son passif de paysanne pour créer ses univers dansés. Par ce travail, elle met en vie le non-manifeste et amène le public à développer son imaginaire. Elle aime jouer, évoluer, se surprendre dans des environnements divers et variés ; elle travaille enimprovisation semi-écrite et instantanée dans des espaces non dédiés, in situ... une performeuse tout terrain.
Igor16382. Il a choisi de garder comme point d'ancrage l'endroit de son enfance pour construire son travail d'artiste, Villefranche-de-Rouergue en Aveyron. Actif sur la scène alternative, il participe à de nombreux projets, d'édition et d'organisation d'événements sonores et performatifs. Igor jongle à quatre mains. Entre deux cris d'encre et malgré un avantage sérieux, il ne trouve jamais le temps de ranger sa chambre. Le sol y est jonché de formes imprimées, d'objets mémoires, et d'encres qui bougent autour de lui pendant son sommeil. Il appréhende le support magnétique, la fête, l'image imprimée, le disque vinyle, la convivialité comme des moyens pour s'inscrire au monde, comme des véhicules. Les véhicules d'un art approximatif et singulier.
Shantala Murgia. Il aura fallu remonter le temps, à la recherche des ancêtres et trouver des tisserands et tisseuses de draps pour comprendre que...c’est une histoire de fil. Il y a eu sa chambre bleue d’enfant puis les couleurs chatoyantes rapportées de son adolescence en Inde et de la Roumanie où elle a vécu...c’est une histoire de couleurs. Pendant ses études, en France puis en Ecosse, elle a étudié des espèces végétales et animales ; des coraux, des mousses et des arbres fossiles...c’est une histoire de lien avec le vivant. Puis, aux Frigos, à Paris, il y a eu la rencontre avec Armelle Daumezon, artiste artisane singulière spécialisée en empreintes végétales (ecoprints)... c’est une histoire de rencontre. Bref, c’est une histoire de fils, de couleurs, de transmission et de nature. Shantala, teint et capture ou non des empreintes végétales de fleurs, feuillages ou encore d’écorces pour créer des tissus ou papiers d’art à « mémoires de plantes »
Sylvain Bardy. Il joue dans plusieurs projets musicaux dont un qui se nomme Hinterheim. Ce projet solo explore les musiques post-rock et du rock-expérimental...Depuis 25 ans et autodidacte, Sylvain évolue dans la création musicale contemporaine dans différents projets musicaux pour du live, pour la radio et le cinéma et depuis plusieurs années l’artiste évolue également en tant qu’activiste culturel avec son implication dans divers collectifs et associations, ou il privilégie les cultures alternatives et libres autour de rencontres, d’ateliers de création, formations et événements.
Corinne Pontana. Danseuse, chorégraphe et pédagogue diplômée d’état, elle développe depuis plus de trente ans un parcours entre création, interprétation, transmission et projets participatifs en France et à l’international. Interprète au sein de la Compagnie Ex Nihilo depuis 2007, elle collabore également avec de nombreuses compagnies depuis les années 1980. Au sein de la Compagnie Abdel Blabla, qu’elle codirige avec François Bouteau, elle crée notamment Après tout, Nosemnaa, de là À de là 8m3, Quelquefois quelque chose là, Légitime Présence et happY 2-waY. Elle développe aujourd’hui le projet de création Aller, Venir et Dériver.
François Bouteau. Interprète. Danseur, chorégraphe, compositeur et créateur sonore, il développe depuis plus de quarante ans un parcours artistique pluridisciplinaire mêlant danse contemporaine, théâtre, musique et création sonore. Formé au Centre national de danse contemporaine d’Angers, il collabore avec de nombreuses compagnies, dont celles de Josette Baïz, Georges Appaix et Denis Plassard. Fondateur de la Compagnie Abdel Blabla en 1988, qu’il codirige avec Corinne Pontana, il crée et interprète de nombreuses pièces, tout en signant les compositions musicales et créations sonores de la compagnie.
Jean-Marc Fillet. Interprète. Comédien et danseur, il développe depuis le début des années 1990 un parcours entre théâtre, danse contemporaine, performance et espace public. Formé au conservatoire d’art dramatique de Marseille, il rejoint la Compagnie Ex Nihilo en 1999 et danse en France et à l’international. Il collabore également avec Georges Appaix, Felix Ruckert, Lynda Gaudreau, Romeo Castellucci et la compagnie Giolisu, avec laquelle il crée Il dolce domani, récompensé par le prix de la critique du meilleur spectacle de danse 2014/2015. En 2009, il fonde la compagnie Opus Time, au sein de laquelle il développe des projets hybrides mêlant danse, théâtre et performance.
La culture ne serait-elle pas considérée comme essentielle ?
Pourtant dans les moments de crise, c’est bien la vie culturelle qui nous rend « vivants ». Elle induit la rencontre, le partage, le mieux vivre ensemble, elle célèbre la diversité, la tolérance.
La période tourmentée de l’actualité n’empêchera pas les artistes de réagir, de rêver, de créer. Par le passé, les guerres qui ont secoué le monde ont donné naissance à des mouvements artistiques précurseurs.
Les artistes, comme les sentinelles, doivent donner l’alerte lorsqu’ils sentent une menace.
En 1985, au Festival d’Avignon le metteur en scène polonais Tadeusz Kantor présentait son spectacle au titre provocant et prémonitoire : QU’ILS CRÈVENT LES ARTISTES
On avait rêvé d’une culture accessible à tous portée par un programme politique et sociétal ambitieux, nous y avons cru et nous avons eu la chance de pouvoir mener des projets de création et d’action culturelle.
Depuis plusieurs années, on assiste au démantèlement progressif de ce modèle culturel. En raison des crises budgétaires récurrentes, on a vu les subventions baisser, les lieux fermer, les associations disparaitre.
Le Repaire est situé en Aveyron, à 10km de Villefranche-de-Rouergue et 45 km de Rodez. De mai à septembre des artistes sont accueillis sur la base de leur projet de résidence. Ils ont la possibilité de prendre du temps pour se consacrer entièrement à leur travail, élaborer les perspectives d’un projet ou au contraire le finaliser. Le Repaire offre des espaces pour travailler où ils peuvent réaliser des installations, des performances, des expositions, des spectacles… Ils rencontrent d’autres artistes et ont l’opportunité de présenter leur travail au public.
Avant de créer le Repaire, il y a quatre ans, La Rumeur était une compagnie de théâtre-danse. Ses spectacles étaient des créations jouées en France et à l’étranger. Elle avait fondé dans une friche industrielle, l’Usine Hollander une fabrique de théâtre située à cinq kilomètres de Paris. La compagnie était alors subventionnée par le Ministère de la Culture, la Région, le Département et la Ville de Choisy- le-Roi. Durant une vingtaine d’années, dans ce lieu, elle a créé et accueilli des spectacles, et s’est impliquée dans la transmission du théâtre
Résidences depuis 2022
FABRICE LEROUX
Plasticien/Performer
AMANDINE LECUYER
Vidéaste/Maquettiste
LENZ DANGREAUX
Metteur en scène
CECILE GOET Comédienne
NICOLAS LUCAUD Comédien
SAJITH MYLVAGANAM Comédien
SABINE ROYER Comédienne
COLINE MIOSSEC Plasticienne
CARLOS ANDRES Musicien
MARCO RICCIARDONE Photographe
DANICA BIJELJAC
Photographe/Vidéaste
DJILALI AMMOUCHE
Scénographe
MYRIAM DROSNE
Photographe
Plasticienne textile
TOM BOURDON & MARINE
FLEURY Graveurs
CHANTAL GALLIANA Comédienne
JEAN-YVES LEMOING Peintre
ISABELLE JOLIVET Plasticienne
DENIS FAGEGALTIER Sculpteur
ANNE ENJALBERT Chanteuse
PASCAL CAUMONT Chanteur
LUTXI ACHIARY Chanteuse

Artistes accueillis en collaboration avec le département de l'Aveyron
ANNA-EVA BERGE Plasticienne
CÉLIE FALIERES Plasticienne
IGOR BOYER Graphiste
FRÉDÉRIC FAU. Peintre
LISA GERVASI Photograhe
VERONIQUE LAGARRIGUE CAVILLE
Photographe/Comédienne
VALENTIN BIGEL Graphiste
TALIM BEREGUIG
Musicien/Vidéaste
LOLE COUSIN Fabricante d’objets
JEAN-PIERRE COUSIN Photographe
COLINE SAGLIER Plasticienne
CLARA DESSERTINE Plasticienne
MARIANNE DE BOER Danseuse
MYRTILLE VISSCHER
Photographe/Plasticienne
NAHUEL CAVILLE Comédien
LORELEI KUBECK Comédienne
CHRISTINE POPOWSKI Lectrice
NICOLAS POPOWSKI Musicien
GILLES LIACOPOULOS Musicien
JEREMIE BERNET ROLLANDE
Musicien
MARIE ELISABETH LEFRANÇOIS
Musicienne
DELPHINE CALVIGNAC Musicienne
MARIE-EMMANUELLE
HEROUARD. Musicienne
MARIE-CECILE LEFRANÇOIS
Musicienne
RENE ICHE. Musicien
CATHERINE BASSET Musicienne
EVA GENIAUX Chanteuse
BUZZLY BLUES TONE Musiciens

Artistes accueillis en collaboration avec l’Atelier Blanc
ADELE DURAND Plasticienne
ANTHEA LUBAT Plasticienne
CECILE DUMAS Cinéaste


2025
RÉTROSPECTIVE
14 mai / 6 septembre

EN ATTENDANT
L'HERBE POUSSE...
Compagnie La Rumeur
Le Repaire
Des installations, expositions, performances
autour de la thématique
du paysage
des spectacles, des concerts.






" De quels paysages parle-t-on ? De ceux que l’on découvre en empruntant la départementale 47 qui surplombe le relief des contreforts de la vallée de l’Aveyron qui nous amène à La Garrigue ou d’autres parfois plus lointains, inconnus voire même imaginaires…
La nature, la puissance de ses métamorphoses, l’instabilité de ses éléments ont toujours été une source inépuisable d’inspiration pour les artistes. Le peintre allemand Caspar David Friedrich au début du 19 siècle réinvente la représentation du paysage. Dans « Le voyageur contemplant une mer de nuages, » ou dans « La mer de glace » il ne se contente pas de peindre seulement ce qu’il voit en face de lui, mais ce qu’il voit en lui à travers ce paysage."



" Notre présence ici, à la campagne, marque un tournant dans notre histoire après avoir vécu si longtemps dans le paysage urbain de la banlieue parisienne. Ici le temps s’écoule différemment. La force et la violence que cette nature déploie devant nos yeux nous rappellent notre présence au monde. Le calme et le silence rendent assourdissantes les nouvelles de ce monde.
Nous pensons à d’autres paysages au-delà de la ligne d’horizon. Nous pensons à ces pays, vers l’est, aux portes de l’Europe ou à ceux situés de l’autre côté de la Méditerranée où l’on se bat pour de la terre. Et pourtant l’herbe pousse…"
Patrice Bigel


DÉAMBULATION SCÉNOGRAPHIQUE
IMAGES ET SONS
Patrice Bigel
Jean-Charles Clair
Talyha Antonio
À la tombée de la nuit, une promenade nocturne dans les jardins de la ferme. Guidé par la lumière et la bande sonore du film, Le DICTATEUR de Charlie Chaplin, le public découvre des images inattendues.



LOLE À LIVRE OUVERT
Lole Cousin
Exposition


" Après avoir fabriqué des objets lolesques ou loliens comme on voudra (Petits théâtres d'images, livres-objets, marionnettes, personnages sur socles) je me laisse aller aujourd'hui à une écriture tampomatique la seule à pouvoir libérer mes rages et lâcher mes humeurs contre ce monde pourri de va-t'en guerre."
Lole Cousin
LES GENS DE CAUSSEVIEL
Jean-Pierre Cousin alias Loup
Photographies
"Né en 52 après J-P (1), je reçois pour mes 12 ans mon premier appareil photo : un Starlux Kodak.
C’est le début d’une passion qui ne se démentira pas. Du labo argentique au logiciel numérique, de la «boite à savon» au reflex Canon, j’ai suivi l’évolution de la technique au fil du temps.
Que mes images soient rigolotes ou sérieuses je place, la plupart du temps, l’humain au cœur de mon travail.
(1)Jacques Prévert"
Jean-Pierre Cousin
POINTS DE VUE
Valentin Bigel
Graphisme

" Fonds d'affiches en sérigraphie sur lesquels peuvent être imprimés des slogans."
Valentin Bigel

Présentation de documents graphiques réalisés pour le Repaire et les spectacles de la Compagnie La Rumeur.




LE VOYAGEUR CONTEMPLANT
UNE MER DE NUAGES
Jean-Charles Clair
Exposition



GAZA- BERLIN-
GUERNICA- SARAJEVO...
Jean-Charles Clair
Installation

IL N'Y A PIRE EAU
QUE L'EAU QUI DORT
Clara Dessertine
Installation
"Je travaille sur des séries de vitraux contemporains. J’ai commencé ce travail en 2021 avec des prototypes en carton et en gélatine de théâtre colorée, j’étais alors étudiante. Ces vitraux composés de plastiques récupérés et de bois sont contemporains par leur technique non-conventionnelle : ici pas de verre ni de plomb. Ces tableaux lumineux mélangent peinture à l’huile, à l’acrylique, contreplaqués et Plexiglas dans des assemblages sculpturaux fonctionnant par couches."
Clara Dessertine











INVITER LES SURFACES
FAIRE ÉCORCE
Coline Saglier
Exposition
" Déplier, étendre les surfaces, me lier aux paysages aimés et vécus. Chercher des gestes et présences pour composer avec le jardin-monde. Présenter une peau végétale, un agglomérat de vase, de roseaux, d’herbes et terre; dépôt du fossé dans la rue de la maison d’enfance. La peau protection, ultime surface en contact avec le dehors, une mue pour rendre hommage aux peaux anciennes et nouvelles, en devenir."
Coline Saglier




















SANS TITRE
Myrtille Visscher
Installation







IMPRESSIONS
Marianne de Boer
Performance dansée
" Photographe depuis plus de quinze ans, je compte ouvrir plus grand une des ces autres fenêtres qui m'attirent, plonger dans une exploration dessinée avec pour simple outil ma main et un crayon, pour simple matière du papier et la mine du crayon."
Myrtille Visscher






URGENCE
Talim
Performance visuelle
et musicale

" Artiste pluridisciplinaire, je suis en constante expérimentation, à la recherche de nouvelles pratiques artistiques et de médiums afin de faire entendre ma voix. J’ai été formé au Conservatoire de Choisy-le-Roi et à la Compagnie La Rumeur."
Talim



CE 25 AOUT…
Compagnie La Rumeur
Théâtre documentaire


Patrice Bigel. Regard extérieur, son
Jean-Charles Clair. Dispositif scénique, lumières
Avec Nahuel Caville, Lorelei Kubek
Lecture Christine Popowski
" En août 1944 à Chelles, en banlieue parisienne au moment où la France va se libérer de l’occupation, le départ des allemands provoque une situation complètement chaotique entre la Résistance et l’armée de l’Occupation Allemande. Il provoque aussi des règlements de compte au sein de la population."
Patrice Bigel


RENCONTRE AVEC...
Véronique Lagarrigue Caville
Compagnie La Rumeur
Théâtre documentaire

Patrice Bigel. Regard extérieur, son
Jean-Charles Clair. Dispositif scénique, lumières
Véronique Lagarrigue Caville a exercé et enseigné l’équitation durant une vingtaine d’années après avoir été éducatrice spécialisée. Lors d’un entretien, elle nous parle de son expérience, nous livre ses réflexions autour de sa relation avec les chevaux et ce qu’ils lui ont enseigné.

UTILE. FUTILE
Agnès Chaigneau
Compagnie La Rumeur
Exposition
Présentée la saison dernière, installée dans un nouvel espace et enrichie de nouvelles pièces et de nouveaux documents, cette exposition consacrée au vêtement sera désormais permanente au Repaire.
Les vêtements, couvrant la période de 1850 à aujourd’hui, les photographies et les documents originaux présentés proviennent de la collection de la compagnie La Rumeur.
La réserve à costumes de la compagnie constitue le deuxième lieu de visite.

Atelier Blanc
AMOUR + AMOUR
Cécile Dumas
Projection
I'MEMBER (je souviens)
Anthea Lubat
Suspension de perles-visages
Le Repaire accueille L'Atelier Blanc de Villefranche-de-Rouergue, et les artistes Cécile Dumas et Anthea Lubat, associées pour l'exposition UN FANTÔME NE SE MONTRE JAMAIS NU, sous le commissariat d'Antoine Marchand, directeur du Centre d'Art Le Lait à Albi et présentée à L'Atelier Blanc et au Moulin des Arts de St-Rémy.
Avec le soutien de Air de Midi, Réseau Art Contemporain en Occitanie

TRIO ALBADA

BUZZLY BLUES TONE

ENSEMBLE BAROQUE AVEYRONNAIS
Trois concerts






- l'Institut d'Études Occitanes de Villefranche de Rouergue
- le département de l'Aveyron
- la Région Occitanie
Saison 2025 réalisée
avec le soutien de :
- la commune de Brandonnet
- la Communauté de communes
du Plateau de Montbazens
2024
RÉTROSPECTIVE
20 juin / 22 septembre

COMPAGNIE LA RUMEUR
PATRICE BIGEL, AGNES CHAIGNEAU,
JEAN-CHARLES CLAIR
UTILE. FUTILE
Exposition
Le vêtement habille, cache le corps, il le protège. Au-delà de ces fonctions il transmet des messages sur ceux qui le portent. Il peut devenir un signe de reconnaissance ou d’appartenance à des groupes sociaux voire des communautés. Il s’est adapté et modifié tout long des siècles en fonction de l’évolution des sociétés, comme les révolutions industrielles, les guerres, l’émancipation des femmes. Le vêtement ne cesse de dire, de symboliser et de signifier.


Dans un premier espace une collection de vêtements couvre la période de 1850 à aujourd’hui. Des documents originaux sont aussi présentés : publications, journaux, photographies.
A la fin du XIX° la bourgeoisie industrielle et commerçante affiche sa richesse par la qualité de ses vêtements et celle des étoffes achetés dans les grands magasins. C’est la raison pour laquelle on associe souvent l’histoire de la mode à la représentation qu’en laisse la bourgeoisie. On admire la qualité du fait main et le raffinement du savoir-faire de la couture. Cette pratique essentiellement enseignée aux jeunes filles nous parait aujourd’hui totalement dépassée et sexiste. Le monde a changé et l’on ne peut que s’en réjouir. Au cours du XX° siècle, la mode féminine va abandonner le corset, les robes et les jupes vont raccourcir. Cette évolution va accompagner l’émancipation des femmes commencée pendant la première guerre mondiale.
Les emplois traditionnellement réservés aux hommes sont peu à peu occupés par des femmes. En 1918 elles travaillent en pantalon pour participer à l’effort de guerre. Elles participent aussi au renouvellement du militantisme ouvrier. En 1917, 10 000 cousettes parisiennes sont dans la rue, elles obtiennent un congé payé supplémentaire ainsi qu’une augmentation de salaire. Plus tard, la couturière travaille d’après les patrons et les revues choisis par les clientes qui achètent le tissu. La couture est encore une affaire de femmes ! À partir des années 60 le prêt-à-porter émerge et bouleverse une fois de plus le milieu des vêtements. Aujourd’hui la surproduction et la mondialisation ont créé l’industrie de la mode jetable. Elle révèle l'absurdité d’un système économique qui entraîne l'obsolescence des produits, la pollution et la violation des droits humains

La réserve à costumes constitue le deuxième lieu de visite. S’habiller avant d’entrer en scène est un rituel au théâtre. C’est le moment qui confirme le passage de la réalité à la fiction… Au cours des années la compagnie a rassemblé pour ses spectacles une quantité importante de costumes. Ils ont pour la plupart été chinés chez les fripiers, sur les puces, durant les tournées à l’étranger….Cette réserve retrace une histoire de vêtements, certains ont joué d’autres pas, c’est la mémoire des nombreux spectacles de théâtre de la compagnie, et de tous les comédiens qui les ont portés. Les costumes seront accompagnés de photographies des spectacles. L'exposition nous immerge dans un récit sonore et visuel.
Les vêtements, les photographies et les documents originaux présentés dans l’exposition UTILE, FUTILE proviennent de la collection de la compagnie.
JYL
PAROLES DE VÊTEMENTS
Peintures
Je regarde le vêtement comme une enveloppe du corps, comme une seconde peau détachable, comme une mue appelée à disparaître. Posé ou accroché, présenté ou jeté, envolé ou en suspension, le vêtement m'évoque un corps qu'il a habillé, un corps qui l'a habité, un individu qui réveille mon imaginaire, qui est confronté à l'isolement ou forcé au regroupement dans un mouvement ultime.
Sur mes toiles, la peinture devient l'empreinte qui nous reste de cette enveloppe ou de cette peau et qui tente de suggérer une présence, de laisser un témoignage pour résister à l'épreuve du temps.

FABRICE LEROUX
LIENS DE MEMOIRE. Épisode un & deux
Installation et vidéo

Un môme des HLM à qui on offre un appareil photo, qui au collège découvre le théâtre par Racine, un déclic bouleversant.
Ouvrir un club photo au lycée pour séduire, un échec lamentable avec la jeune fille pas avec la photographie.
Des tas de découvertes dans les interstices.
Revenir à l'essentiel. S'installer dans l'Aveyron, découvrir à quelques km : la Cie la rumeur, et son Repaire.
Le hasard est beau, alors partons à l'aventure d'une résidence.
Un parcours semé de rencontres qui n'attend que la vôtre cet été.
Un feuilleton en deux épisodes (foilleton aurait dit ma grand-mère italienne )
Une résidence même à quelques kilomètres de chez soi, c’est s’ouvrir à la rencontre :
Celle des autres artistes présents, celle du lieu et de son public.
Alors forcément il y a une part d’inconnu sur le résultat, une nécessité de rester poreux, curieux de ce qui va arriver.
Dans le premier épisode il s’agira de mêler vidéo et installation.
Puis dans le second d’y intégrer le corps avec la performance.

VÉRONIQUE LAGARRIGUE CAVILLE
WORK IN SUIT
Photographies
Lorsque la team du « Repaire » m’a proposé une « résidence » pour travailler sur le vêtement, le challenge était pluriel : trouver des axes de travail photographique qui ne relèvent pas de la seule photographie de mode, et m’essayer à la pratique d’une photographie de mise en scène, de studio, domaine qui m’était jusque là étranger.
Le vêtement évoque de multiples aspects : protection du corps face aux intempéries ou aux agressions extérieures de toute nature tout en permettant aisément le mouvement, il masque également des parties du corps que la pudeur - ou la norme sociale - interdisent de trop montrer.
Cependant, orné, il devient parure, interface entre soi et le monde destinée à magnifier le corps et mettre en valeur celui ou celle qui le porte. Est-ce pour ces raisons qu’il est parfois si difficile de choisir ce que l’on va se mettre sur le dos certains matins ?
Le vêtement, visible par nature, est porteur de significations et revêt alors une dimension sémiotique : messages et porteur de messages. Il peut être un facteur d’intégration dans un groupe, ou le signe d’une fonction, mais aussi le marqueur d’une classe sociale d’appartenance. L’habit fait-il toujours le moine ?
C’est ce que je me propose d’explorer et d’en donner à voir le cheminement en cours.
JEAN-CHARLES CLAIR
OÙ LA LUMIÈRE PLEUT
Installation
J’avais envie de concevoir un vêtement avec de la matière végétale vivante comme tissu. L’emplacement de la ferme en pleine nature m’a fait choisir la mousse comme matériau. J’ai aussi voulu m’emparer d’un lieu au Repaire, un lieu clos sombre et humide une grotte dans laquelle la mousse se développe particulièrement bien. Si privée d’eau elle se dessèche, elle est douée de reviviscence.
Puis apparaît le poème de Rimbaud : Le calme trompeur du soldat allongé qui semble dormir le long du ruisseau.
Pour y concevoir une installation scénographique, visuelle et sonore avec des végétaux de l’eau et de la lumière.
MYRIAM DROSNE
SECONDE PEAU : TENTATIVE DE VESTIAIRE IDÉAL
Installation
Le vêtement est un écran sensible et tactile avec l’extérieur, une membrane protectrice et le reflet de notre psyché. Le textile matérialise le premier contact sur notre peau avec un élément extérieur, quel souvenir réactivons-nous lorsque nous nous parons d’un vêtement ? Composer avec le matériau textile rappeler que le regard de l’homme s’arrête trop souvent à la surface des choses. Matière vivante par excellence, ni stable ni figée, telle une membrane définissant la lisière entre une chose et une autre, il s’apparente ici à la peau.
Seconde peau : tentative de vestiaire idéal ou comment potentialiser la stimulation sensorielle dans le but de favoriser des liens nouveaux entre les ressentis et un espace, entre moi et les autres. Une proposition qui se décline en un corpus de vêtements revisités et immersifs. Le public est invité à essayer in situ les différentes propositions.

ISABELLE JOLIVET
SE VÊTIR DE LA GARRIGUE
Installation
Pourquoi l’écorce fût-elle définie comme « manteau de peau » et « peau de cuir » ? L’écorce, la chair : toutes deux tissus cellulaires vivants, toutes deux tissus sensibles et protecteurs. Entre l’arbre et l’homme, tant de complémentarités troublantes que j’explore sous forme de dessins et d’ouvrages en textile de récupération. Dessiner : observer, mémoriser. Ravauder : réparer, soigner. Installer : redéfinir les liens.
JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
"Restée fermée depuis plusieurs années, la ferme avait conservé intactes les traces de ceux qui y avaient vécu... "

À l'occasion des Journées du Patrimoine elle ouvre des expositions.
LE CHAPEAU DE ZÉLIA

Outils, objets du quotidien, photos, papiers exposés convoquent la mémoire
des lieux.
À partir d’une série de photographies et d’objets choisis, une tentative pour récrire l'histoire.


D'ICI ET D'AILLEURS
Photographies
Véronique Lagarrigue Caville
Une lucarne ouverte sur
des richesses et ancrages
d'ici et d'ailleurs
Les expositions de l'été
sont ouvertes.

UTILE. FUTILE
Compagnie La Rumeur
OÙ LA LUMIÈRE PLEUT
Jean-Charles Clair
LIENS DE MÉMOIRE
Fabrice Leroux
WORK IN SUIT
Véronique Lagarrigue Caville
2023
RÉTROSPECTIVE
29 avril / 15 août


RÉSIDENCES DE CRÉATION
JEUNES ARTISTES
PRÉSENTATION PUBLIQUE



COMPAGNIE BERG/LENZ DANGREAUX

YVONNE LA FEMME POISSON
À travers une libre interprétation de la pièce Yvonne princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, la mise en scène et la réécriture de Lenz Dangreaux, Yvonne la femme poisson, propose une écriture scénique recentrant le travail autour des personnages principaux en redessinant la cruauté fondamentale des êtres dont le pouvoir absolu permet tous les excès.








AMANDINE LECUYER

IL ÉTAIT PLANTÉ LÀ
À l'aide de maquettes fabriquées avec des objets et matériaux du quotidien, Amandine Lecuyer réalise devant nos yeux, en direct, le film, Il était planté là. Une histoire absurde et fantastique projetée à l'écran simultanément à sa fabrication. La conductrice (incarnée par une membre du public) s'arrête, sort de sa voiture, et s'approche...
Une performance cinématographique mêlant réalité, fiction et absurde.






COLINE MIOSSEC
CARLOS ANDRES

RÉSONANCE
Ensemble ils créent Résonance. Une installation sous forme de fiction plastique et sonore, un paysage intime emprunt des fantômes passés et de la multiplicité des rapports que nous pouvons entretenir avec eux. Cette installation entre design et son, tente de capturer des moments de vies passées, des espaces parcourus en les assemblant, pour bâtir une nouvelle histoire.

PAYSAGE SONORE
Une rencontre avec l'écoute, où l'essentiel est de se déconnecter des stimuli visuels en laissant place à l'imagination.






STAGE de THÉÂTRE
SPECTACLE








COMPAGNIE LA RUMEUR/PATRICE BIGEL

LA NUIT DU REPAIRE
À la tombée de la nuit le Repaire s'éclaire doucement. On entend des sons, de la musique et le public est invité à se déplacer à l'extérieur des bâtiments de la ferme. Variation autour du Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare. Si la nuit est le lieu de l’amour et du désir, c’est aussi parce qu’il fait noir, que règne parfois une grande confusion à travers les rôles que tiennent les personnages.


EXPOSITIONS
PHOTOGRAPHIES
SCULPTURES

MARCO RICCIARDONE

SIRINO
Tout près de la côte tyrrhénienne, à la cheville de la botte italienne se dresse le mont Sirino. Lorsque l'été arrive, les habitants du village se rassemblent devant l'église prêts à accompagner la Madonne jusqu'au sommet de la montagne où elle reposera jusqu'au mois de septembre dans sa petite chapelle de pierres blanches. Marco Ricciardone, a accompagné les pas des fidèles, qui depuis près de 400 ans résonnent sur les flancs de la montagne. Il a immergé son appareil au cœur de la procession.









MYRIAM DROSNE

WHERE DO YOU COME FROM ?
Installation interactive, plastique et photographique qui interroge la notion de mouvement en opérant un déplacement de point de vue. Une invitation à faire peau neuve, symbolisée par une « robe mue » à habiter.

LES JOURS HEUREUX
Série photographique en noir et blanc. Que nous révèle le négatif d'une photographie, au-delà de l'image elle-même? Du petit théâtre balnéaire, les corps se déploient pour se jouer des convenances estivales et proposer au contact du regard, une histoire à réinventer.



DANICA BIJELJAC
DJILALI AMMOUCHE

QUE RESTE-T-IL DE LA LUMIÈRE DE NOTRE DÉSIR ?
Cette série se veut libre d'interprétation. Dans cette époque, que la photographe ressent comme troublée, elle invoque la symbolique des images pour leur pouvoir d'éveil du regard et leur invitation à déclencher un dialogue intérieur.


SOUS L'EAU DU SONGE MON ÂME A PEUR.
Amorce d'un spectacle photographique en cours. Qu'est-ce que cet homme n'a pas pu dire de son vivant pour que son image aujourd'hui tente, au travers de cette décomposition, de cracher ou de vomir enfin ?




VÉRONIQUE LAGARRIGUE

SOUS LE MASQUE OU LE RÉVEIL DE LA SÉRÉNISSIME
Nulle foule bigarrée sur le Rialto. Nulle gondole sur le grand Canal. Seuls quelques vaporetti égrainent les techniciens, machinistes et artisans qui vont donner vie à ce décor féerique et désolé, pour le flot touristique encore endormi qui envahira dans quelques heures la Sérénissime,
MÉTAMORPHOSES
La photographie est peut-être moins un art de l'exactitude et de la reproduction de la réalité, comme nous nous plaisons (trop ?) souvent à le croire, qu'un art de la métamorphose.Des métamorphoses en devenir. Un art du souvenir, rêvé ou vécu, senti ou palpable.



DENIS FAGEGALTIER
LE COEUR DU BOIS

Denis Fagegaltier travaille sur un tour à bois. Chaque pièce est unique, car les noeuds, les excroissances nous racontent autant d'histoires singulières qui sublimées par le geste du tourneur nous invite à le toucher.



RÉSIDENCE DE CRÉATION
TOM BOURDON
MARINE FLEURY
CARTE BLANCHE
CHANTAL GALIANA





TOM BOURDON
MARINE FLEURY

PUÉRIGRAVURE
Récemment devenus parents,Tom Bourdon et Marine Fleury s'attellent à capter l'esthétique issue de leurs expériences dans l'éducation d'un nouveau né. Cela leur permet de formuler une série de gravures relatant des traces, danses et tracas de leur vie de tous les jours, en utilisant la technique de la linogravure, du monotype ou encore du gaufrage.
Après avoir réalisé une première étape de recherche au sein de la bibliothèque de Najac en Aveyron, le duo poursuit son exploration de l'univers post natal au Repaire et expose les travaux réalisés au cours de la résidence.

CARNET D'UNE DRÔLESSE DU PORT DE LA LUNE
Les personnages qui peuplent le petit monde de Chantal Galiana ont réellement existé. Dans ses yeux défilent des visages, celui du cordonnier qui lui donnait ses premiers cours d'espagnol, ceux des copines de classe qui s'affichent comme une photo de classe de fin d'année...
Représentation le 5 août

TROIS POINTS BLEUS EN FORME DE V
Ces points bleus sont ceux d’un tatouage sur la main, qui signifie un rapport
conflictuel avec l’autorité. Cette fois c’est une femme qui est le fil conducteur de son récit. Sa tante Nicole. Cette femme affranchie la fascinait. Elle se souvient et l’on voit encore l’éblouissement dans les yeux de la petite fille, que rien ne prédestinait à être un jour dans la lumière.
Texte et jeu Chantal Galiana. Accompagnement à la guitare Nicolas Popowski. Avec la collaboration de l'équipe artistique de la compagnie La Rumeur. Création au Repaire
Représentations les 12 13 et 15 août




2022










RÉTROSPECTIVE
6 août / 10 septembre
1. ENTRELACS
Véronique Lagarrigue
Photographies

Apprentie photographe dès ses onze printemps, elle suit des études d’arts plastiques à Rodez et d’histoire de l’art à Toulouse. Ayant participé à plusieurs expositions collectives dans la région et au delà, elle présente au Repaire sa première exposition personnelle.?Celle-ci se compose de deux séries de photos prises entre 2013 et 2021. Au cours de ses pérégrinations, sensible aux ensembles architecturaux contemporains, elle est à la recherche de télescopages de lignes, de plans qui dessinent des espaces où le rapport à la réalité est mis en question, comme autant de fils d’Ariane réunissant les êtres humains. Sa vision des parcs urbains nous ouvre des espaces que les gens investissent, dont ils ont besoin et où ils s’abandonnent. De l’architecture à la représentation humaine, il n‘y a finalement qu’un pas. Elle tente de saisir des expressions fugitives, des regards, des émotions qui échappent au sujet photographié. Véronique Lagarrigue vous invite à partager ce cheminement.
2. JOURNAL ÉPISODIQUE
Jean-Charles Clair
Suite de croquis / performance

Décorateur de théâtre, scénographe. Il collabore avec la Compagnie La Rumeur depuis sa création. Il travaille également pour la danse et l’opéra en France et à l’étranger.
Le journal épisodique est une installation élaborée à partir d’une suite de croquis qui débute le 1er janvier de l’an 2000. Chaque dessin est annoté d’une date et parfois d’un lieu ou d’une impression. Il s’agit de dessiner, de fixer un ciel, des nuages en perpétuel mouvement. Est-ce une tentative pour parler du temps qui passe ou une façon de vouloir l’arrêter ?
Sur la période du 6 août au 10 septembre Jean-Charles Clair réalisera sur place une toile peinte monumentale pour un décor de théâtre, un des croquis servira de maquette.


3. ORCHESTRE
Denis Fagegaltier
Sculptures

Il commence à s’exprimer d’abord par la peinture puis expérimente différentes techniques de sculpture. Puis il travaille à partir de souches d’arbres et de morceaux de bois qu’il collecte dans la nature. Il donne libre cours à son imagination et fait naître autant de figures que les formes et les matières lui inspirent. Il se confronte aussi au métal. À partir d’outils anciens qu’il déforme, soude et polit, l’expression et le mouvement naissent de cette matière brute. Cet ancien agriculteur travaille quotidiennement dans son atelier à La Garrigue, où il rassemble une production importante de sculptures de bois et de métal.
Il présente au Repaire 16 musiciens et danseurs.

4. HENRY MONNIER (1799-1877)
Dessins originaux, Lithographies, Livres.

On associe souvent son nom à celui de Monsieur Prud’homme, ce type de bourgeois parisien du XIX° siècle qu’il inventa pour dénoncer la bêtise. Artiste doué, dessinateur, auteur dramatique, acteur, Henry Monnier a peut-être dû à cette dispersion la relative désaffection dont son œuvre a souffert. Le critique d’art l’a traité en auteur et le critique littéraire en caricaturiste. Pourtant l’œuvre graphique, littéraire, dramatique et sans doute le jeu même du comédien présentaient une remarquable unité : humour féroce au service d’une observation implacable des comportements, des tics, des travers de ses contemporains ; inlassable dénonciation de la sottise humaine.
L’œuvre d’Henry Monnier nous retient par la forte impression qu’elle nous laisse d’une multitude d’instantanés de la “réalité ” au dix-neuvième siècle.
Une série d’une cinquantaine de lithographies, une dizaine de dessins originaux et des éditions de ses ouvrages sont exposés.
5. UN CHAPEAU DE PAILLE
La Rumeur
Papiers, objets du quotidien, photographies.

Lorsque nous avons visité la ferme la première fois nous avons découvert un endroit où le temps s’était arrêté. Elle était restée fermée plusieurs années et elle nous livrait les traces de ceux qui y avaient vécu. Nous savions que pour nous approprier ce lieu il fallait le vider et ainsi en effacer l’histoire. ! Nous avons réalisé un reportage photographique et collecté, papiers, objets du quotidian qui nous semblaient autant d’éléments du scénario d’une histoire que nous allions tenter de reconstituer. C’est ce voyage dans le temps et cette tentative d’enquête que nous proposons au public. Nous l’invitons à rêver à son tour.
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